Son statut de modèle cellulaire confère à la levure des possibilités largement exploitées par l’homme. Ainsi, des centaines de gènes responsables de maladies orphelines ont d'ores et déjà été identifiés - comme la mucoviscidose ou le syndrome de Leigh.
Les mécanismes de certaines affections comme la maladie d’Alzheimer, les diabètes de type II ou les migraines, entre autres, ont aussi été étudiés.
En utilisant des gènes humains dans les levures, il est possible de tester l’efficacité de nouveaux médicaments ou l’effet de diverses substances, sans utiliser l’homme ou l’animal comme cobaye. Enfin, les avancées scientifiques réalisées sur la levure ont permis le développement technique de nouvelles méthodologies et de nouveaux outils précieux aux avancées de la Recherche.
Mais nous ne connaissons pas encore tout de la levure ! La fonction du quart de ses gènes n’est pas encore découverte, et il reste de nombreux mécanismes à déchiffrer, notamment certains aspects de l’organisation de son génome, de son interaction avec l’environnement ou de son évolution. La communauté scientifique internationale des « levuristes » s’y attèle de façon dynamique.
Toutefois, les connaissances déjà acquises et les qualités intrinsèques de la levure, telles que la résistance à des environnements difficiles ou ses besoins nutritifs relativement simples, font aujourd'hui de Saccharomyces cerevisiae un modèle de choix pour élaborer de nouvelles stratégies d'obtention de molécules destinées à la nutrition, à la santé humaine ou animale, à l'énergie, ainsi que pour développer de nouvelles méthodes et outils indispensables au concept d' « usine cellulaire ».