La composition biochimique de la levure révèle un produit riche en nombreux éléments qui, ingérés par un être vivant, contribuent au bon fonctionnement de son organisme. Cet être vivant peut être l’homme, l’animal, et même le végétal.
Ce dernier est un domaine de recherche récent. Elle peut donc agir non seulement en tant que complément alimentaire, mais aussi en tant qu’engrais naturel. Certaines levures améliorent ainsi la capacité des plantes à puiser les éléments nutritifs du sol qu’elles utilisent pour leur croissance. Et se révèlent donc un engrais naturel totalement inoffensif pour l’homme et les animaux. Les chercheurs travaillent aussi sur l’utilisation de la levure pour le contrôle des maladies des plantes ou l’anti-moisissure des fruits : une alternative biologique aux produits phytosanitaires chimiques.
La levure est déjà communément utilisée comme complément alimentaire pour l’homme et comme additif en alimentation animale. Notamment pour sa richesse en vitamines B, D2 ou en protéines. La Recherche est toujours active pour améliorer ses capacités à produire ces nutriments bénéfiques.
L’application des levures en tant que probiotiques est un autre domaine de diversification très dynamique en termes de publications scientifiques. Les résultats sont tellement prometteurs qu’ils augurent de nombreuses nouvelles applications.
Effectivement, la levure ne se contente pas d’interagir de façon bénéfique avec la microflore intestinale en favorisant les groupes bactériens bénéfiques à la santé : elle interagit également avec certains pathogènes en occupant l’espace qu’ils sont susceptibles d’envahir (effet barrière), mais aussi en agissant directement sur certaines toxines qu’ils émettent et affectent la santé de l’homme ou de l’animal.
Ce n’est que très récemment que des chercheurs ont mis à jour le « dialogue » entre la levure, la microflore intestinale et l’hôte –humain, animal ou végétal- dans les cas de phénomènes inflammatoires ou dans les réactions immunitaires. Ce domaine, en déchiffrement, s’avère une véritable révolution scientifique. En santé animale, il ouvre des possibilités sur l’amélioration de la production de lait chez les ruminants ou sur l’utilisation des probiotiques comme facteurs de croissance à la place des antibiotiques chez les porcs.